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D'où je viens ?

BIO

 

          Dès ma tendre enfance je fus passionnée par le théâtre, la création                 d’histoires fantastiques et les questions existentielles.

       

         Adolescente, je cherchais l’essence de l’acteur. C’est à ce moment que     mon  professeur de théâtre me fait découvrir Grotowski et m’encourage à prendre cette voie.

Je deviens membre du Groupe La Veillée dirigé par Gabriel Arcand avant d’être invité en Pologne chez Grotowski et grand honneur pour moi, le gouvernement du Québec m'a offert une subvention. Ce  fut un moment clé qui a impacté toute ma vie.  La jeune fille que j’étais qui n’avait jamais encore traversé l’océan voyagea en quête de vérité et de liberté. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Dramatique ! Me direz-vous ? et pourtant vrai. J’ai effectivement frôlé la mort et j’ai eu mon premier EMI. (expérience de mort imminente). J’ai dû revenir au Québec parce que malade. Après avoir tenté tout ce que je pouvais du côté des médecines holistiques sans obtenir le résultat escompté j’ai décidé de suivre les conseils de mon médecin et de subir une chirurgie majeure et irréversible.

Trois jours avant mon admission à l’hôpital, un ami me parle de son cheminement spirituel et de différentes approches selon la tradition indienne. Il me parle à mots couverts d’une chose qu’il ne faut absolument pas faire parce que dangereuse. Je n’ai plus rien à perdre ! Dès qu’il est parti, je m’assois en lotus, je me concentre sur le shakras racine, à la base de la colonne vertébrale  durant 10 heures non-stop avec une concentration extrême. J’étais malade mais en forme.  Toujours dans la posture du lotus j’ai commencé à sauter et à faire le tour de la pièce propulsée par cette puissante énergie, s’ensuivit une vision christique qui me parlait de la mort qui n’existait pas. J’ai senti une grande libération en même temps qu’un questionnement : Est-ce que cette vision annonce ma mort ? Il semblait que j'étais face à la mort mais non celle du corps. Il faisait nuit. Je suis sortie sur ce balcon, du Mille Ends, la lune était pleine et flamboyante, de toute ma vie je ne l’avais jamais vue aussi brillante. Puis je commence à entendre la vibration qu’elle émet et il en fut de même pour chacune des planètes que je regardais; Vénus Mars et Neptune. Plusieurs années plus tard, alors que je m’intéressais à l’astrophysique, et que je naviguais sur le site de la Nasa, le son que faisaient les planètes était enregistré. Ils étaient tels que je les avais entendus.  

J’ai été marcher dans la ville. Tout m’apparaissait autrement. Je voyais les arbres respirer et surtout je voyais les atomes et le vide qu’il y a entre elles. Je voyais à travers la matière, les humains que je croisais étaient dans une traînée de lumière coloré et de très peu de corps. Je ne cessais de me demander si j’étais folle. Heureusement que j’avais fait du LSD quelques années auparavant. Bien que cette expérience était de loin plus intense que mes meilleurs trips d’acide.

Mon ami m’avait aussi parlé de guérisseurs lors de cette soirée mémorable. J’ai rencontré ces personnes et j'ai dû  faire un très grand travail sur moi qui dura un an à temps plein. À la grande stupéfaction de mon  médecin, mon énorme kyste doublé d’un abcès sur l’ovaire avait disparu. Durant cette convalescence, je continuais à méditer 10 heures par jour d'affilée et ce malgré les avertissements de grands dangers auxquels je m'exposais, de la part d’un des guérisseurs. J’avais des expériences hors du corps extraordinaires. Cependant le feu de la Kundalini me brûlait toujours un peu plus. Un jour lors d’une méditation j’ai commencé à avoir une forte nausée, j'ai vomis, je me suis couchée et je suis partie très loin. Puis le retour s'est amorcé, j’ai alors pris conscience que j’étais dans un très grand bien-être que je nommais Nirvana. Puis des lettres ont commencé à glisser sur le mur de ma chambre, c’est avec tristesse qu'à ce moment je réalise que je réintègre mon corps. Les lettres continuent de glisser sur le mur comme les jets légers d’une fontaine, elles se rencontrent pour former le mot LE.  M’est alors venu à l’esprit : Le verbe s’est fait chair. Les phrases s’alignaient les unes aux autres et peu importe que j’ai les yeux ouverts ou fermés.

La sonnerie du téléphone retentit. C’est le guérisseur. En colère, il me précise m’avoir averti de cesser ces longues méditation, il insise sur "dangereuses". Il me demande quel jour on est ? Incertaine, je vérifie la date sur le journal que je viens d'acheté avant d'être malade. Je lui répond lundi, nous étions jeudi. Impossible ! Le jour et écrit sur le journal. Comment ai-je pu perdre trois jours ? D'un ton ferme, il me dit qu'il m'a ramené de l'autre côté et qu'il ne le ferait pas deux fois !

à suivre...

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